jeudi 4 juin 2009

Minorité apparente

Tout le monde connaît la dyslexie du grec dys voulant dire : qui foire et lexis signifiant mot. Traduction : Qui a les mots qui foirent.

Certains spécialistes connaissent aussi la dyscalculie dont les symptômes sont un foirage systématique dans les calculs. Et les personnes souffrant d’embarras dans leurs relations sociales sont communément appelées dysjoncteur : en raison de leur difficulté a assurer un point de jonction stable avec une tierce personne.

Pour ma part je souffre, entre autre, d’un mal étrange nommé dysconjuguïe. Les plus fidèles de mes patients l’auront remarqué, il m’est quasiment impossible d’écrire une phrase sans l’entacher irrémédiablement d’une erreur de conjugaison.

Et pourtant, je passe parfois des heures penché sur ma prose a traquer la moindre faute et souvent l’air épanoui et la conscience sereine, j’expédie à la face du monde mes divagations pour me rendre compte avec douleur et stupéfaction 2 minutes plus tard que j’ai encore confondu le subjonctif passif du preterit avec l’inconditionnel passé du futur parfait.

Dans ma quête de reconnaissance, vais-je maintenant arriver à me faire entendre comme une « minorité apparente » susceptible de toucher des subventions et de passer dans une émission pathos à la télé ?

L’angoisse m’étreint !

PS : Bon là j’ai tout relu 8 fois et je crois que cette fois j’ai rien laissé passer ! Non ?

mardi 2 juin 2009

Dès que possible, faite demi-tour

J'ai connu des personnes qui se sentaient si seules qu'elles mettaient en route leur GPS pour entendre quelqu'un leur parler.
Le problème est que allongé sur un lit dans une chambre à coucher les dialogues manquent singulièrement de variétés... et pour ce qui est du glamour...

lundi 26 janvier 2009

EQUIPHILIE

Hubert de Fraimbolle adorait les chevaux.

Cette passion l'avait pris tout petit.
D'ailleurs enfant il passait des heures devant la moindre photo d'équidé trouvée dans les rares magazines qu'achetaient ses parents. Il suivait passionné, le tiercé du dimanche à la télé sous les yeux de son père étonné d'un engouement aussi juvénile pour la chose équestre.

Et comme il avait l'avantage d'habiter à la campagne, Hubert avait pour habitude de passer ses week-ends dans les pâtures à admirer les alezans s'ébrouer.

Mais la vie souvent commande et les études l'éloignèrent un temps du village natal et de ses prés. Hubert choisit une filière pour ses études en accord avec sa passion et dont la durée lui permirent de revenir rapidement.

Il réintégra vite le foyer familiale et fier, accrochât son diplôme au mur du salon.

Mais devenu mature on sentait que quelque chose lui manquait. Sa vie s'écoulait, sans direction ni sens.
Il tourna en rond quelques années, comme sans but, la tête basse, trainant ses pieds et son désœuvrement dans les ruelles de son patelin. Le petit Hubert devenu grand faisait peine à voir et les vieilles sur son passage, hochaient la tête avec componction.

Cependant la chance finit par lui sourire avec la mort du vieux Fernand. Et enfin il pu reprendre la Boucherie Chevaline de son village.

Depuis fier, majestueux et sa passion assouvie, il trône en tablier devant son établissement aux grilles rouge et à l'enseigne de tête de cheval.

vendredi 23 janvier 2009

J'veux voir qu'une tête

Il faut leur mettre des gants aux enfants l'hiver, des gros ou alors des moufles.

Ca a deux avantages.

Déjà ils n'ont pas froid aux mains.
Et ensuite ils apprennent à marcher sans mettre les mains dans les poches.


La semaine prochaine nous verrons comment résoudre le problème de la paille qui colle aux chaussettes quand on retire les sabots pour rentrer dans la maison.

vendredi 16 janvier 2009

Joyeuses heures

Bon finalement j'ai décidé de rè-ouvrir le bar.

Ca ne veut pas dire que je vais publier de nouvelles choses mais au moins le bar est ouvert.

En fait il faut que je me secoue les puces pour écrire les paroles d'une chanson en français.

L'exercice est difficile ... enfin pour moi en tout cas.
Généralement je commence par la rythmique. J'essaye de comprendre et savoir ce qu'elle doit être. Puis après je tâtonne sur le son, ouvert, fermé, chuintant, ...
Et seulement ensuite je choisi un sujet. Ca c'est la partie la plus facile. J'ai pour habitude de prendre a peu près n'importe quoi, la première idée qui passe et c'est partie.

C'est à la lecture de la chanson "vient petite fille dans mon comic-strip" que j'ai compris comment il fallait organiser mon travail. C'est l'exemple même de la chanson superbement écrite sur un sujet à la noix.

Mais avant tout ça il faut surtout trouver la musique !

Là par contre ce ne sont pas les idées qui manques.

Bon allez je vous laisse, il faut que je décide si je pars sur : ti ti ti tâaa ou ou sur tâ tâ ti ti tâ ...

jeudi 1 janvier 2009

Bonne Résolution 2009

Cette année afin d'adhérer aux poncifs communs, j'ai décider que moi aussi je prendrai une de ces fameuses bonne résolution de lendemain de réveillon.

Après avoir murement réfléchi j'ai décidé que la bonne résolution que je prendrai cette année serait de vous souhaiter la bonne année.

Comme ça je le fais en début d'année, après je suis tranquille pour l'année et je peux partir la tête haute en disant partout que quand je prend des résolutions de début d'année et bien moi au moins je les tiens !

Or donc :

Bonne et heureuse année à tous : santé, prospérité, joie, amour !

Voilà, c'est fait. Là je pense que j'ai bien assuré. Ca démarre bien 2009.

Bon mais pour l'année prochaine ...

samedi 11 octobre 2008

La guerre des boutons

J'ai longtemps eu une tête de premier de la classe.
J'ai beaucoup essayé.
J'y suis jamais arrivé.

mercredi 24 septembre 2008

Vieux machin que j'aime bien

La Boucle d’Oreille
- Et alors ?
- Et alors quoi ?
- T’en as fait quoi de l’anneau ?
- D’abord ce n’était pas un anneau mais une boucle d’oreille, dans un petit sachet plastique comme en utilise les bijoutiers.
- Ne m’égare pas répond à la question.
- Bien, …, après l’avoir ramassée sous le siège devant moi, je l’ai examinée longuement. Elle était manifestement en or massif. Une grande boucle qui pesait lourd dans ma main avec un joli fermoir. On voit bien que la boucle est âgée, elle est un peu heurtée et l’or n’est pas brillant ni rutilant.
- Mais t’es pénible quand même, tu ne peux pas répondre simplement à la question pour une fois dans ta vie ?
- Je l’ai posée sur le siège en face de moi.
- Et ?
- Et, rien.
- Comment ça rien, raconte, développe, il s’est passé quoi ? C’est incroyable ça !
- T’es vraiment qu’un ronchon jamais content. Quand j’explique tu trouves que ça traîne et quand je synthétise tu m’engueules aussi. Tu n’as pas l’impression d’être un vieil emmerdeur ?
- Cherche pas à esquiver, raconte !
- …
- Quoi ?
- Comme je veux ?
- Mais t’es vraiment une purge ! Oui comme tu veux, voilà, t’es content ? Bon maintenant tu la racontes ton histoire ?
- Si tu ne m’interrompais pas tout le temps aussi … Enfin passons … Bon, je l’ai posée en face de moi sur le siège et j’ai attendu de voir ce qui allait se passer. Et là, a ma grande stupéfaction il ne s’est rien passé.
- Comment ça rien passé ?
- Le train était complet. A la fin toutes les places assises étaient occupées et ma boucle d’oreille trônait seule sur son siège, personne n’osant y toucher.
- Ca alors !
- Moi, assis en face je faisais mine de rien, mes écouteurs sur les oreilles, mon bouquin à la main, genre j’ai rien vu, rien entendu, je ne suis pas concerné.
- C’est étonnant quand même que personne n’ai pris cette boucle ? T’en penses quoi toi ?
- Trop gros, trop belle, trop en évidence, trop de monde, trop visible. D’ailleurs cela ne te rappelle rien ?
- …, non je ne vois pas.
- Mercredi à la soirée, la fille sublime qui errait du buffet au canapé en passant par la terrasse.
- Oui je me rappelle parfaitement maintenant. A part Jean-Maurice qui a du tenter sa chance avec la moitié de l’hémisphère nord, personne n’a vraiment discuté avec elle.
- CQFD, …, trop belle, trop visible, trop de monde, trop tout.
- Mais alors c’est quoi le problème ?
- Y’a pas de problème. La boucle quand le train est arrivé, je l’ai mise dans ma poche et demain je recommence.
- T’es gonflé !
- Oui mais l’avantage c’est que maintenant je peux étendre mes jambes.
- Et pour la fille tu conseilles quoi ?
- Pareil.
- Comment ça pareil ?
- Tu la mets dans ta poche et tu rentres avec.
- Mais ce que tu peux être con parfois !!!
- N’est-ce pas ?

mardi 9 septembre 2008

Les grands mystères de notre temps

Je me suis toujours demandé qui, de Vélizy, venait régulièrement lire ma prose.

Anonyme sache que ta constance m'a intrigué,
Puis interrogé,
Puis rassuré,
Puis rien.

Tu auras eu au moins l'avantage de me faire écrire un billet !
Mais est-ce vraiment un avantage ?
Et pour qui ?

Bon je retourne dans ma tanière.

mardi 27 mai 2008

Patchouli

Adolescence

Je me souviens de David Bowie

Des jambes de Nathalie

De la douceur de Sylvie

Des heures enfuies

A jouer, rire et pleurer.


Je me souviens d’un avion tombé du ciel

Du pouce si bizarre de Claire

De son sourire lumineux

De ses lèvres sur les miennes.


Je me souviens de la cour du roi Crimson

Des longs cheveux bouclés de Caroline

De sa façon si étrange de m’ouvrir son lit

Du noir et blanc de ses photographies.


Je me souviens de Wilson Pickett

Des rondeurs de P’tit Bout

Dont je n’ai jamais connu le nom

Mais dont j’ai sucé le sein.


Je me souviens de Pergolèse

De la froideur de Nelly

De la finesse de sa taille

Que jamais je n’ai touché.


Mais je me demande toujours

Combien nous sommes

A n’avoir pas oublié

Les rêves que nous avions

Le monde que nous voulions.