Tout le monde connaît la dyslexie du grec dys voulant dire : qui foire et lexis signifiant mot. Traduction : Qui a les mots qui foirent.
Certains spécialistes connaissent aussi la dyscalculie dont les symptômes sont un foirage systématique dans les calculs. Et les personnes souffrant d’embarras dans leurs relations sociales sont communément appelées dysjoncteur : en raison de leur difficulté a assurer un point de jonction stable avec une tierce personne.
Pour ma part je souffre, entre autre, d’un mal étrange nommé dysconjuguïe. Les plus fidèles de mes patients l’auront remarqué, il m’est quasiment impossible d’écrire une phrase sans l’entacher irrémédiablement d’une erreur de conjugaison.
Et pourtant, je passe parfois des heures penché sur ma prose a traquer la moindre faute et souvent l’air épanoui et la conscience sereine, j’expédie à la face du monde mes divagations pour me rendre compte avec douleur et stupéfaction 2 minutes plus tard que j’ai encore confondu le subjonctif passif du preterit avec l’inconditionnel passé du futur parfait.
Dans ma quête de reconnaissance, vais-je maintenant arriver à me faire entendre comme une « minorité apparente » susceptible de toucher des subventions et de passer dans une émission pathos à la télé ?
L’angoisse m’étreint !
PS : Bon là j’ai tout relu 8 fois et je crois que cette fois j’ai rien laissé passer ! Non ?